La contrepartie de faire partie de la catégorie hyperprivilégiée de ceux qui décident librement de leur emploi du temps sans avoir à se soucier de gagner leur vie (et qui sont en bonne santé) est d'avoir à se poser régulièrement la question des priorités à donner à leur vie. Bienheureux ceux qui ont leurs journées remplies d'office par leurs études, clients et gamins.
J'entends vos ricanements : c'est ça, ton problème ? Figure-toi en plus que les problèmes existentiels ne sont pas réservés aux retraités et bourgeoises oisives ...
Ouais, mais ça ne m'interdit pas de m'en poser aussi.
Dès que les narcisses fleurissent, je commence à m'inquiéter sur ce que je ferai à la rentrée prochaine : quel temps raisonnable consacrer à la famille ? est-il vraiment indispensable de m'engager à nouveau dans une action de solidarité envers des publics démunis ? comment optimiser l'activité que j'aime vraiment (surprise ! = écrire sur les fêtes) ?
Et la question récurrente du bon équilibre entre être efficace (= pour avancer dans mes différents projets et être un peu contente de ce que j'aurai réussi à faire) et savoir perdre du temps (= papillonner, bavarder, écrire sur ce blog sans espoir de retour, se rendre disponible et ... s'autoriser quinze jours d'états d'âme à l'arrivée du printemps, annonciateur d'un terrible automne à venir).
Pour me sortir de ce marasme, j'ai reçu le numéro de mai de Notre Temps dans lequel Sylvaine de Paulin a écrit un chouette article de 4 pages joliment mis en page intitulé "Nos secrets pour faire la fête", inspiré de mon livre et qui me met en première ligne.
Allez, au boulot !





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